3 actions pour que votre enfant (et vous !) viviez une belle année scolaire

Vous êtes en pleine rentrée scolaire de vos enfants (et de la vôtre !) et peut-être que des pensées du type : « J’espère qu’il/elle va avoir un(e) chouette maître(sse) , que tout va bien se passer cette année : à la maison, à la garderie, à la cantine, avec les copains, au centre de loisirs, pendant les activités extra-scolaires, etc. »

Issues de mes recherches et de mon travail, voici quelques actions que j’ai mises en place au fil des années et qui m’ont permis de créer un lien de confiance avec ma fille, afin qu’elle puisse vivre ses années scolaires de façon épanouissante.

  1. Échanger régulièrement avec les autres adultes qui s’occupent de votre enfant.
  • Prendre le temps d’échanger, d’informer et d’écouter.
  • Parlez avec la maîtresse, les animateurs et les autres adultes (mais aussi ses copains- copines !) à propos du fonctionnement de votre enfant, écoutez et demandez comment ça se passe pour lui.
  • Faites-le également avec lui ou elle et incluez-le(la) dans la discussion : « Tu penses aussi la même chose que la maîtresse ? Es-tu d’accord ? ». Félicitez-le(la) « Quand j’entends ça, je suis fier(e) de toi ! ». Et s’il y a problème, impliquez-le(la) dans les solutions possibles !
  • Ces quelques minutes d’échanges réguliers peuvent faire toute la différence sur le bien-être de votre enfant et son rapport à l’extérieur, notamment pendant les périodes où ça ne sera pas la grande forme pour lui/elle.

 

  1. Prendre le temps d’écouter/accueillir les peurs, « même petites », de vos enfants
  • Juste avant la rentrée, ma fille de 7 ans avait peur d’avoir une maîtresse avec qui ça ne se passerait pas bien. Plusieurs soirs d’affilée, elle a mis beaucoup de temps à s’endormir. Nous avons écouté, reconnu que c’était bien normal que cela l’angoisse un peu et nous lui avons proposé de trouver des solutions avec la maîtresse, si jamais ça ne se passait pas bien. Cela lui a convenu, elle a pu à nouveau s’endormir tranquillement le soir.
  • N’hésitez pas à leur demander comment ils se sentent et à leur dire clairement qu’ils ont le temps de répondre, même plusieurs jours après.
  • Ne se passe-t-il pas la même chose pour nous, lorsque quelqu’un d’important à nos yeux, nous offre un espace de parole, même si on ne le remplit pas ? Ne ressentez-vous pas un sentiment d’apaisement à savoir qu’il y a un espace pour vous exprimer ?

 

  1. Lui faire dessiner son « tableau de vision » de l’année !
  • Proposez-lui de dessiner comment il veut se voir bien cette année, comment il veut que ça se passe à la maison, à l’école, avec les copains-copines, pendant les vacances, l’heure à laquelle il veut prendre son bain ?
  • Posez les questions qui viennent avec VOTRE intuition.
  • Même s’il ne dessine qu’une seule chose, il a la liberté de garder sa production ainsi ou de pouvoir la compléter au fil du temps. Il peut aussi écrire des mots ou des phrases et s’il n’écrit pas encore, vous pouvez lui proposer d’écrire à sa place.
  • Faites-lui choisir l’endroit où il veut l’afficher, de préférence là où il pourra le voir plusieurs fois par jour.
  • Ne jugez pas son dessin. Ne dites pas « il est beau ». Dites-lui bien que ce qui compte c’est que son dessin LUI plaise, et que SON message soit exprimé (ou ses messages s’il en a plusieurs). Ce n’est pas important pour vous que le tableau soit beau, ce qui compte c’est qu’il/elle s’exprime et dise par le dessin ce qu’il/elle pense. S’il vous demande : « Est-ce qu’il est beau ? », répondez-lui : « Dis-moi d’abord ce que, toi, tu aimes dans ton dessin, et moi, je te dirai après ce qui me plaît dans ton dessin, on a tous des avis différents ! »

 

Comment ?

Vous pouvez lui parler de cette activité et lui demander quand il voudra la faire. Si ça traîne et que vous sentez qu’il a un peu de mal à passer à l’action, proposez-lui de le faire à un moment où il est détendu ou quand il s’ennuie. Dites-lui que ça ne va prendre que 5 ou 10 minutes, que ça va être amusant et qu’il sera fier de lui. S’il a des frères et sœurs, pourquoi ne pas le faire tous ensemble, chacun dessinant son propre tableau de vision, vous y compris ?

  • Une feuille A4 blanche suffit. S’il trouve que c’est trop petit, vous pouvez en scotcher plusieurs les unes aux autres.
  • C’est sympa d’avoir plusieurs feuilles de couleurs, mais si vous n’en n’avez pas, ce n’est pas grave.
  • Donnez-lui le matériel que nous avons généralement déjà chez nous : des feutres et des crayons de couleurs.
  • Il peut y avoir quelques magazines pour qu’il y découpe images ou mots qui lui plaisent, gommettes et autre matériel que vous avez sous la main.
  • Vous pouvez même aller jusqu’à la peinture si vous le sentez !

 

Soyez enthousiastes et amusez-vous !

Cette activité permet aux enfants de s’ancrer dans leur nouvelle année scolaire, tout en se projetant sur les sujets qui les font vibrer.

Si votre enfant, et vous-même, avez envie que son tableau de vision figure dans un futur article, n’hésitez pas à me l’envoyer avec la ou les phrases qui ont décrit son dessin, je me ferai une joie de l’inclure aux autres.

Ce qui est chouette, lorsque l’on partage nos productions sur un thème commun, c’est de constater la richesse et la variété des intérêts des uns et des autres, et la façon dont ils sont tous différemment exprimés !

Voici celui de ma fille de 7 ans.

Cette année, l’important pour elle  est de fêter un beau Noël. Elle va avoir une petite sœur qui naîtra à cette période, elle a donc décidé de la représenter avec son père, notre chat Moustache et moi. Cela va être une période charnière pour elle : elle est si heureuse et attendait cela depuis si longtemps que oui, elle a hâte ! Et en même temps, c’est aussi la fin d’une époque où elle était toute seule, avec notre attention disponible rien que pour elle.

Ce n’est pas un hasard qu’elle ait choisi de dessiner sur une feuille noire. Nous avons chacun nos cadeaux aux pieds du sapin. Elle m’a demandé de l’aider pour les dernières lettres du mot Noël et la symétrie du sapin. Elle a fait son dessin sur trois soirs en revenant de l’école. Avec la rentrée, elle était fatiguée, je lui expliquais qu’il fallait qu’il soit prêt pour l’article, ce qui l’a motivée. Vous pouvez vous donner une date butoir, par exemple : « Allez ! Qu’est-ce que tu penses de le finir avant ce week-end, pour qu’on trouve le meilleur endroit pour l’afficher ou l’encadrer ? » Chaque enfant est motivable différemment, faites avec votre intuition. Si vous sentez que ça bloque et que ce n’est pas fini, affichez tel quel. Il aura sa raison d’être ainsi !

Merci d’avoir lu ce billet. N’hésitez pas à commenter et à me poser des questions qui pourront donner naissance à d’autres articles !

A très bientôt et au plaisir de vous lire et découvrir avec grand bonheur les tableaux de vision de vos enfants !! *


 

Anne-Sophie Chaperon est art-thérapeute et travaille depuis plus de quinze ans auprès des enfants et des adolescents afin qu’ils se donnent la liberté de rayonner et trouvent leur juste place dans leur vie et auprès des autres. C’est son enfance, sa vie d’épouse, de mère et son travail qui l’inspirent et qui l’exercent à transmettre et créer un cadre permettant aux enfants de s’épanouir et qui leur servira à être de jeunes adultes autonomes, faisant des choix en conscience et en confiance qu’ils soient relationnels ou professionnels.

2 réactions au sujet de « 3 actions pour que votre enfant (et vous !) viviez une belle année scolaire »

  1. GWLADYS Réponse

    Bravo AnneSo pour cet article, plein de bonnes idées,

    avec la rentrée en CP, le changement d’école et la découverte de nouvelles copines, pour l’une, une première rentrée pour l’autre, je crois que je vais proposer cela à mes loulous cet été . J’aime beaucoup l’idée.
    Et mine de rien, je crois que moi aussi je stresse un peu , par crainte que leur rentrée ne se passe pas suffisamment bien pour eux…

    • Anne-Sophie Auteur ArticleRéponse

      Merci Gwladys ! Nous les parents, on stresse aussi souvent lors des grandes transitions autant pour nous que pour nos enfants et c’est normal; ça vaut vraiment le coup aussi de prendre rdv avec la maîtresse ou le maître dans le courant du premier mois pour lui parler de nos inquiétudes et du “mode d’emploi” de notre enfant — et sans l’enfant en fait car il ou elle a déjà perçu pas mal de choses de ton enfant et ça te permet d’être bien mieux concentré(e) –. On y a été à chaque fois avec l’ainée et cette année on ira sans elle. On a remarqué que ça la stressait plus qu’autre chose, elle nous a d’ailleurs demandés la prochaine fois d’y aller sans elle 🙂

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